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Etre ou ne pas être...
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D'un geste vif, Bill traça une courbe sur la feuille avec son crayon à papier. Ses gestes rapides mais précis traduisaient une intense concentration. Il replaça une mèche rebelle derrière son oreille et leva la tête pour observer encore une fois son reflet dans le miroir. Il fixa un long moment sa lèvre inférieure, mémorisant les moindres détails et se replongea de nouveau dans son dessin.
Recourbé sur sa feuille, on aurait presque dit qu'il essayait de traverser le papier. Il pinça les lèvres lorsqu'il fit un faux mouvement et rajusta son modeste support -un vieux bouquin sur le surf- qu'il maintenait sur son avant-bras avant de corriger son erreur. A nouveau, il s'observa, étudiant cette fois son arcade sourcilière droite.
_ Il manque quelque chose.
Lentement, il haussa le sourcil puis le rebaissa. Il continua ce petit jeu plusieurs minutes, riant de lui-même, avant que l'illumination ne lui tombe sur la tête. Il contempla un instant le croquis, et sa main repartit dans sa danse folle, traçant un détail mordant et provoquant : un piercing.
Son futur piercing.
La sonnerie du téléphone de sa chambre retentit l'arrachant à ses rêves de transformation physique. Il traversa la salle de bain, grognant en sentant l'eau s'imprégner dans ses chaussettes. Il les enleva rapidement puis se dirigea vers le bureau où il déposa ses effets. Enfin, il attrapa le téléphone brailleur.
_ Oui?
_ Monsieur Hamilton, excusez-moi de vous importuner mais votre invitée vient tout juste d'arriver.
Bill regarda sa montre. Elle était pile à l'heure... et lui, pas du tout. Pris dans sa frénésie artistique il n'avait pas vu le temps passer. Grâce au ciel, il avait juste à changer de chaussettes.
_ Très bien. Installez-la à la table que j'ai réservé au restaurant. J'arrive tout de suite.
_ Bien monsieur.
Le blond raccrocha et alla ouvrir sa valise, son cerveau déjà surchauffé par des milliers de questions.
[...]
Profonde inspiration.
Tout ceci n'était qu'un simple processus de socialisation. La base élémentaire de toute civilisation. Il était un individu qui recherchait son identité et la personne qui l'attendait à la table du restaurant n'était qu'un agent secondaire qui l'aiderait à atteindre son but. Voilà, c'était de la sociologie bête et méchante.
Pas de quoi paniquer.
Bill se frappa sèchement le front. Si quelqu'un l'entendait penser, il serait vraiment passé pour un débile. Il avait l'air d'un étudiant au bord de l'évanouissement à l'approche d'un examen. Il connaissait une théorie qu'il n'avait jamais mis en pratique et le simple fait de réaliser qu'il était déjà dans l'ascenseur pour se rendre dans ce maudit restaurant, le faisait perdre la tête.
Il fallait récapituler. D'urgence.
Il s'appelait William James Theodore Hamilton. Il avait dix-sept ans et avait fugué de chez lui il y avait maintenant quatre jours. Ce midi il était arrivé à Atlanta et avait retiré plus de vingt mille dollars pour amortir une certaine chute au cas où ses parents videraient son compte dans l'instant. Il résidait à présent au Ellis Hotel où il avait loué une suite pour trois jours. Dans le restaurant de cet hôtel l'attendait une jeune styliste-modéliste qui n'avait probablement aucune idée de tous les espoirs qu'il plaçait en elle.
Récapituler le stressa encore plus.
[...]
_ Voici votre table monsieur Hamilton.
Tandis qu'il remerciait le serveur, la jeune femme qui était à table se mit debout pour le saluer.
_ Monsieur Hamilton, je suis Gia Stevens, styliste-modéliste. Enchantée de faire votre connaissance.
A l'entente de la dernière phrase, Bill faillit exploser rire. Sa voix et l'expression de son visage contrastaient tellement avec ses propos que s'en était risible. Elle paraissait être tout sauf enchantée. Rien de bien méchant, juste un ennui profond.
_ Moi de même.
Il l'intima à s'installer et l'imita peu après.
La demoiselle Stevens était assez petite et ses jolies courbes féminines lui auraient donné un peu plus de charme si elle avait pris la peine de les mettre en valeur. Son large front était dissimulé derrière une frange brune qui s'étendait jusqu'à ses yeux bleu-vert incroyablement perçants. Elle portait une veste d'aviateur sur une chemise à carreaux rouges et bleu marine ainsi qu'un blue jean aussi banal que le sien.
Le blond était assez surpris. Il s'attendait plus à un face à face avec une femme dynamique, bavarde... et tendance. Un peu comme la hyène décolorée qui servait de styliste à sa très chère mère. Or, Gia Stevens en était le total opposé.
_ L'agence m'a expliqué que vous aviez besoin d'aide pour changer votre garde-robe, c'est bien ça?
C'était une interrogation incertaine qui ne demandait qu'à être niée. Bill réprima un sourire en voyant la minuscule lueur d'espoir dans ses yeux. Cependant, il acquiesça sans remord.
_ C'est exact.
Elle se renfrogna immédiatement. A croire qu'il lui demandait d'accomplir une tâche éprouvante et ennuyeuse.
_ Très bien. Comment voulez-vous procéder?
Simple processus de socialisation. Affirmation de soi. Opinion et idées. Cette fois-ci, il décidait de ce qui était bon pour lui. Il était d'ailleurs le seul à le savoir, il n'avait plus à hésiter...
_ Monsieur?
... du moins, il faudrait qu'il réussisse à réellement s'en convaincre.
_ Excusez-moi, j'étais ailleurs.
Il inspira profondément.
_ Donc, oui je sollicite votre aide pour m'aider à changer radicalement certains détails physiques dans les trois jours qui suivent. Pas uniquement au niveau des vêtements. Je souhaiterais également que vous me conseillez pour certaines autres petites choses telles que ma coiffure et autres que je vous exposerais plus tard. Cependant je voudrais tout d'abord que vous me parliez de vos compétences et surtout de vos motivations.
La seconde qui suivit ce discours fût affreusement longue. Seuls les tintements de couverts ou de verres en cristal des autres clients de l'hôtel leur parvenaient aux oreilles. Bill et Gia étaient aussi surpris l'un que l'autre mais pour des raisons différentes. Le blond était impressionné par la facilité avec laquelle les mots étaient sortis. Il se redressa, assez fier de lui. Un tel discours dans un tel moment d'incertitude relevait du miracle. Par contre, la façon dont Gia avait serré les dents ne le rassurait en rien. Il la vit baisser la tête en marmonnant dans sa barbe et resta perplexe.
Qu'avait-elle nom de Dieu?
_ Il y a un problème?
Elle releva brusquement la tête, paraissant bien décidée à lui exposer son point de vue, lorsqu'un rire exagéré l'interrompit. Ils tournèrent la tête vers la provenance de ce son désagréable, oubliant quelques secondes leur conversation.
Venaient de faire leur entrée dans le restaurant, une jeune femme ainsi qu'un homme d'à peu près son âge. Ils étaient tous les deux d'une beauté renversante. Visages fins, peau pâle, cheveux brillants, regards assurés et séducteurs ; autant de facteurs qui amènent en chacune des personnes présentes un pincement dérangeant au c½ur.
Amère jalousie.
Ils marchaient avec grâce, leurs vêtements coûteux se froissant à peine lors d'un mouvement, et ignoraient royalement le monde autour. La femme portait une cascade de diamants au cou ainsi qu'une élégante robe en soie aux tons bordeaux. L'homme, dans son superbe costume Armani noir, lui tenait galamment le bras et ne cessait plus de sourire lui aussi. Ils semblaient tout droit sorti d'un roman à l'eau de rose moderne, le genre qui fait rêver les jeunes filles en fleur, émerveillées par l'amour éternel et la magie du luxe.
Bill, pour sa part, les trouvait horriblement laids.
Si elle riait aussi fort, c'était pour étouffer son malheur. Si il ne lui lâchait pas le bras, c'était pour se convaincre que peut-être, un jour, elle lui apporterait un véritable soutien moral. Ils étaient malheureux et ça crevait les yeux. Malgré son sourire étincelant, la jeune femme avait le regard le plus pathétique du monde : elle hurlait au secours. Le jeune homme, quant à lui, cachait ses cernes d'angoisse sous du fond de teint maladroitement étalé sur sa peau, et son pseudo sourire avait des allures de rictus. Malheureusement pour eux, dans ce genre d'endroit, dans ce genre de milieu, avec ce genre de personnes, les cris du c½ur se font généralement sourds. Car seule compte l'image.
Le blond ne put en éprouver que de la pitié et de la compassion.
Il détourna les yeux de ce spectacle désolant et consacra de nouveau toute son attention à l'étrange styliste. Elle fixait toujours le couple fortuné. Et si une autre qu'elle aurait eu les yeux brillants d'envie, ce n'était absolument pas son cas. Elle leur réservait un regard pire qu'hargneux et sa bouche se tordait de dégoût. On aurait presque pu croire qu'elle allait vomir.
Quand, enfin, ils s'installèrent à une table hors de son champ de vision après avoir calmé leurs nerfs sur un pauvre serveur, elle reporta finalement son regard sur Bill. Ce dernier devina alors dans sa façon de l'observer qu'elle le considérait comme eux. Elle pensait probablement qu'il était aussi snob et faux que toutes les personnes qui logeaient dans cet hôtel. Il comprit alors son manque d'enthousiasme depuis le début de leur entretien. Bill, dont la simple idée d'être encore associé à ce type d'individus lui paraissait insupportable, la devança avant qu'elle n'émette à nouveau le moindre son.
_ Je ne suis pas comme ces gens.
Gia s'immobilisa, abandonnant la hargne pour de la surprise.
_ Que voulez-vous dire?
Bill attrapa inconsciemment une de ses fourchettes et commença à jouer avec.
_ J'ai peut-être de l'argent mais je ne snob pas les autres. J'ai bien vu que vous n'aimiez ce couple. Je tiens donc à vous affirmer que je ne suis pas ce genre de personne. Croyez-moi.
La brune rougit honteuse de s'être autant mise à découvert. Pourtant, elle ne se démontait pas.
_ Qui me dit que c'est vrai? Dans votre milieu, on sait très bien jouer la comédie. J'en ai vu plein des individus comme vous qui se prétendent aimables et patients, voire ouverts d'esprit -genre- pour finalement me foutre à la porte parce que je ne propose pas les bonnes fringues!
Conscient qu'elle combattait les mêmes personnes que lui, Bill se jura de convaincre cette femme.
_ Laissez-moi vous raconter une histoire, et ainsi vous prouver ma bonne foi.
[...]
Bill se mordit les lèvres de délectation lorsque le bout de ses doigts entra en contact avec le denim brut de ce jean hors de prix. Même ratatiné dans un coin de cette gigantesque étagère de magasin de luxe, il restait aux yeux du blond un chef-d'½uvre de la mode et du textile. Il le lui fallait. Absolument.
_ Mais elle va crier...
Il jeta un coup d'½il aux vêtements qu'il tenait déjà sur son avant-bras et retroussa le nez en voyant quelques étiquettes lui narguer des chiffres aux montants pharamineux.
_ Elle va littéralement hurler...
Il reporta un regard désolé au jean. Il avait l'air tellement génial... Il le tira de son bras libre hors des ombres de l'étagère et le tendit sous un spot.
Ce fût une illumination, dans tous les sens du terme.
_ Je l'achète! Obligé!
Il planqua le vêtement sous un autre pantalon retenu sur son avant-bras et s'avança vers la caisse, espérant de toutes ses forces que Gia était déjà sortie du magasin. Manque de pot, elle l'attendait, passant le temps en parlant activement à la vendeuse. Bill tenta de rester impassible et déposa les vêtements à la caisse, en leur souriant à toutes les deux.
_ Bill, Debbie vient de me parler d'un magasin d'accessoire très intéressant. On pourrait aller le voir après. Ça te dit?
_ Bien sûr!
Ça se tutoie.
Ça se conseille.
C'est complice.
C'est amis!
Il était ravi. Vraiment. Mais le battement frénétique de son pied contre le sol trahissait son stress. Si elle remarquait ce jean....
_ Apparemment, il y a un nombre incalculable de ceintures et pour tous les goûts en plus! Si c'est pas mervei-... Bill! Qu'est-ce que c'est que ce truc?!
Il aurait essayé au moins.
_ Euh... Et bien... Oh Gia! Regarde-le! Il est sublime ce jean! Je ne peux pas sortir d'ici sans...
_ Et ton budget alors?! Décidément, je continue à me dire que c'est une bonne chose que tu m'aies prévenue! Tu es incapable de te tenir ma parole! Plus dépensier tu meurs!
_ Mais c'est le dernier! Promis!
Et il lui offrit alors la mine la plus pathétique du monde, celle à laquelle personne ne peut résister à moins de s'être fait enlevé le c½ur ou d'être aveugle. Et pour la quatrième fois de la journée, elle céda, exaspérée d'être aussi passive avec lui.
_ D'accord, d'accord...
Il leva un poing en l'air, signe de victoire, sous les rires attendris de la vendeuse.
Bill avait tout dit à Gia. Il lui avait tout raconté. Du plus loin où remontaient ses souvenirs jusqu'au moment de leur rencontre. Elle avait l'air assez septique jusqu'à ce qu'il parle de Warren qui était sûrement voué à une adolescence aussi difficile que la sienne. Elle avait remarqué les larmes de culpabilité qui restaient prisonnières sous ses paupières fatiguées : c'était à ce moment seulement qu'elle s'était laissée convaincre.
Elle éprouvait déjà de la sympathie pour lui quand il lui avait tendu un vieux classeur noir décoré de dessins faits au marqueur, dans le silence d'or de sa chambre d'hôtel. Elle l'avait ouvert, inconsciente d'être la toute première personne étrangère à en tourner la couverture. Gia avait alors découvert un personnage magnifique, séduisant, envoûtant. C'était le charme incarné. Elle avait beau se répéter que c'était un simple dessin, elle se sentait capturée par son magnétisme impressionnant et indéniable. Homme ou femme, elle n'en savait rien et n'avait même pas envie de savoir. Elle souhaitait juste l'avoir sous les yeux le plus longtemps possible et comprendre ce qui faisait que cet être était si fascinant.
_ Voilà celui que je vais devenir.
Bill lui avait dit cette phrase d'une voix assurée mais basse.
Elle avait levé les yeux vers lui, ne comprenant pas. Ce n'était donc pas un personnage? Il lui avait sourit timidement et lui avait montré de nouveau le classeur d'un coup de menton. Elle avait observé, plus attentivement cette fois-ci et avait fini par comprendre : ce personnage avait les même traits que Bill, le même visage. La raison pour laquelle il lui montrait ses dessins devînt évidente peu après : les vêtements. Ceux que portaient le Bill dessiné étaient à l'opposé de ceux du Bill réel. De même que la coiffure -une crinière brune digne des plus beaux mangas- et l'attitude. Les mots "assurance" et "prestance" semblaient avoir été créés uniquement pour lui : ils n'étaient pas mieux imagés que sur ces feuilles de dessins. Bill avait besoin d'elle pour devenir cette magnifique créature.
_ Ton travail est juste admirable. C'est... Mince Bill, je sais pas quoi dire. C'est tellement...
_ Merci.
Bill avait l'air soulagé et heureux qu'elle aime ses dessins. Mais elle voulait qu'il ressente plus que ça.
_ Sois-en fier Bill. Extrêmement fier. Parce que lorsque tu ressentiras cette fierté, tu auras la même expression que le Bill dessiné. Et ça plus ton futur look, ça va faire tourner plus d'une tête!
_ Alors tu vas m'aider?
_ Évidemment que je vais t'aider banane!
C'était ce qu'elle faisait en ce moment même, en parlant boutiques avec lui. Elle n'aurait jamais pensé qu'une telle personne puisse exister. Elle admirait ses motivations et son histoire. Elle espérait de toutes ses maigres forces pouvoir l'aider à changer et à enfin sortir de ce moule où l'avait enfermé la société.
Bill avait chamboulé sa vie et son regard sur les gens. Il était encore jeune et pourtant elle avait beaucoup appris de lui depuis qu'ils se connaissaient -soit depuis à peine deux jours. Et dire que dès le lendemain soir, ils allaient se dire adieu. Elle en était déjà attristée : c'était bien la première fois qu'elle ressentait de l'amitié et de l'affection pour un client. Qu'on se le dise : les changements les plus violents et radicaux sont généralement courts et inattendus.
Ses pensées furent étouffées par sa sonnerie de mobile.
Bill, la voyant négocier une chose non identifiée, en profita pour entrer en douce dans un magasin de santiags pendant qu'elle avait le dos tourné. Quand il en ressortit avec sa nouvelle paire, il en était tellement gaga qu'il ne remarqua même pas l'explosion imminente de la sainte patience de Gia.
_ Bon, j'vais me retenir de faire bouffer ta nouvelle paire de santiags en t'annonçant une mauvaise nouvelle.
Le sourire de Bill disparut pour laisser place à une mine anxieuse.
_ Une mauvaise nouvelle?
_ Oui, soupira Gia. La coiffeuse ne sera pas disponible demain avant 14 heures finalement.
_ Mais... Elle avait dit qu'elle serait libre dès 10 heures!
_ Oui, mais elle peut plus. Une sombre histoire de nièce qui s'est cassée la jambe ou chais pas quoi... Bref, tu sais ce que ça veut dire?
_ Que je pourrais pas voir l'aquarium d'Atlanta par manque de temps?
_ Euh, en partie. Mais surtout que tu vas devoir préparer ta valise pour demain dès ce soir.
_ Ah oui, c'est vrai. Mon vol est à 19 heures.
_ Exact. Finalement, c'est une bonne chose que tu aies acheté tout ça aujourd'hui, vu qu'on aura pas le temps demain. Là, il faut qu'on rentre tout de suite et on fait le tri. Demain matin, on règle tout pour ton arrivée à L.A. et si on a du temps tu pourras voir l'aquarium d'Atlanta avant d'aller chez la coiffeuse.
Bill sourit. Heureusement qu'elle avait son super sens de l'organisation.
_ Ok, c'est cool! Mais est-ce que là tout de suite on pourrait aller dans ce fameux magasin d'accessoires?
_ Gourmand va!
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Voilà, comme promis la suite! =)
J'espère que vous avez aimé!
Donnez moi vos avis! =D
Tom arrivera dans le prochain chapitre! ^^
Il risque de vous surprendre un peu! Hé hé! Encore plus que Bill... Bon j'arrête parce que si je continue sur cette lancée, j'vais finir par vous déballez toute la suite! O_o
Et si vous aviez l'intention de vous attachez à Gia (on ne sait jamais hein), bah détachez-vous! Elle est de passage! U__u"
Merci encore de me lire! <3
Bisous!